José Ester Borras, Une vie de combats (1913-1980)

Violette Marcos - Juanito Marcos

N° 9 des cahiers du Coquelicot - 120 pages + cahier photo -12€ - ISBN : 979-10-90530-15-7

 

José Ester Borras n’était pas un homme extraordinaire. Il n’était pas de ceux dont on fait les héros. Il faisait partie des petits, des sans grades qui participent à une histoire à échelle humaine. Poutant il traversa des épisodes de la grande histoire, celle des livre brochés. Ouvrier tourneur dans l’Espagne des années 1930, à l’annonce de la guerre civile il s’engage dans la colonne Tierra y Libertad. Il affronte alors les troupes franquistes et les geôles staliniennes. Contraint de fuir en France où la Seconde guerre mondiale éclate, il choisit la Résistance. Arrêté, il se trouve à Mauthausen où il praticipe à la lutte clandestine dans le Comité international. La guerre finie, il aurait pu s’en tenir là. Mais non. Embarqué dans l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), il s’acharne à défendre ceux qui étaient en butte à toutes les percécutions totalitaires, en Espagne comme en URSS. Or dans les années 1950-1960, dénoncer les camps de concentrations soviétiques c’était se trouver avec des hommes comme A. Camus ou D. Rousset face aux staliniens du PCF.Autre combat. C’était, un «sans grade» traversant l’histoire qu’il contribua à faire, à sa manière.


Derrière les barricades de Barcelone

Axel Österberg

N° 8 des cahiers du Coquelicot - 88 pages - 10 € - ISBN : 979-10-90530-10-2

 

L'auteur, Axel Österberg, agitateur convaincu des jeunesses libertaires suédoises, la SUF, se trouvait par hasard à Barcelone quand éclatèrent la guerre civile espagnole et la Révolution initiée par les anarchistes. Spectateur exceptionnel, son récit « Derrière les barricades de Barcelone » sera le premier récit suédois des évènements qui se déroulent à Barcelone. Il s'agit d'un texte écrit dans l'urgence, dans lequel Österberg essaye d'éclairer ce qui est en train de se passer à Barcelone, d'expliquer les changements profonds qui se sont produits dans la société et de couper court aux rumeurs sans fondement que, d'après lui, la presse scandinave à publiées sur les jours qui ont suivi le 19 Juillet. Il s'agit plus d'un reportage que d'une analyse des faits, c'est aussi de la propagande, propagande pour la cause anarcho-syndicaliste et aussi pour la cause du peuple catalan.


Les comités de défense de la CNT à Barcelone (1933/1938)

Des Cadres de Défense aux Comités révolutionnaires de Quartier, aux Patrouilles de Contrôle et aux Milices Populaires

Augustín Guillamón

N° 7 des cahiers du Coquelicot - 276 pages - 18 € - ISBN : 979-10-90530-14-0

 

La mise en déroute de l’armée fasciste par le peuple de Barcelone, le 19 juillet 1936, est un des mythes les plus enracinés de l’histoire de la Révolution sociale espagnole. La « spontanéité » de la réponse ouvrière et populaire au soulèvement militaire fut catalysée et coordonnée par les Comités de Défense de la CNT. Ces Comités furent les noyaux de l’armée des milices, qui délimitèrent le front d’Aragon dans les jours suivants. Ils posèrent également les bases des nombreux Comités Révolutionnaires de Quartier, qui allaient contrôler Barcelone jusqu’à la ré-instauration du pouvoir bourgeois de la Généralité, avec l’appui indispensable des Comités supérieurs de la CNT et de la FAI. L’insurrection « spontanée » de mai 1937 contre la contre-révolution, dirigée par le stalinisme, ne peut pas non plus s’expliquer sans les Comités de Défense des quartiers de Barcelone.

Ce livre rend manifeste l’existence de différentes manières de comprendre la CNT, et l’essence même de la Révolution libertaire, au sein du mouvement anarcho-syndicaliste de l’époque. Ces différences, au cours de la période républicaine, et durant la Guerre Civile, produisirent de nombreux chocs entre les défenseurs intransigeants de la révolution sociale depuis les Comités de base et ceux qui voyaient la CNT comme un parti de plus du camp antifasciste, toujours avec l’excuse de la gravité du moment. Finalement, les uns comme les autres furent vaincus politiquement au cours de la guerre. On peut entrevoir la forme qu’aurait pu adopter la société libertaire, dans une Barcelone dont la cohésion et la structuration s’effectuaient au travers des Comités de Quartier, protégés par les Comités de Défense.


Toulouse années 80, un goût certain pour le sabotage

Anne Carratié

N° 5 des cahiers du Coquelicot - 110 pages -11 € - ISBN : 979-10-90530-16-4

 

Un témoignage, parmi d'autres, sans prétention historique mais soucieux de rapporter un vécu à travers la réalité des événements. Comment naît un mouvement d'inorganisés, regroupés par affinités et ponctuellement. Quelles sources, quels courants à l'origine de ce mouvement ? Qui a aujourd'hui entendu parler des groupes libertaires autonomes, transparents et affinitaires ? Quel trajet jusqu'à la mouvance toulousaine plus antiautoritaire que libertaire ? Comment cette mouvance secoua, amusa, choqua, la vie toulousaine dans les années 1970-80. Spécificité de cette mouvance dans ses interventions entre sabotages violents et sabotages burlesques et, le plus souvent, l'humour de ses revendications.Spécificité de la rapidité des réactions offensives et de solidarité. Spécificité de ces regroupements si ponctuels et si affinitaires que les moyens répressifs sont restés impuissants la plupart du temps, ou s'en sont pris à des innocents. Et à partir de cet itinéraire particulier, ces pages veulent illustrer l'originalité de cette mouvance toulousaine.

 

Lire la chronique de Noël Godin dans CQFD


Milicien et ouvrier dans une collectivité en Espagne

Nils Lätt

N° 4 des cahiers du Coquelicot - 80 pages - 10 € - ISBN : 979-10-90530-12-6

 

L’expérience de Nils Lätt dans l’Espagne de 1937 s’articule autour de trois moments importants : sa participation à la guerre au sein de la plus connue des colonnes libertaires sur le front d’Aragon, suivi de son hospitalisation qui lui permit de vivre de près les évènements tragiques de mai 1937 en Catalogne, et finalement, son expérience assez hors de l’ordinaire pour un combattant que fut son séjour prolongé dans une collectivité agricole. Le marin anarchiste Lätt, avec ce témoignage détaillé écrit sur le vif, nous offre une lecture passionnée et passionnante des évènements d’une richesse extraordinaire de faits et de données qui se trouvent confirmés dans des études historiques récentes abordant le même sujet.


Catalogne Libertaire 1936/1937

André et Doris Prudhommeaux

N° 3 des cahiers du Coquelicot  - 106 pages - 10 € - ISBN : 979-10-90530-00-3

 

Le témoignage sur le vif d'André Pudhommeaux et de sa compagne Doris dans la tourmente révolutionnaire de cette année-clé...

1 ère édition "Terre Libre" mars 1937

2 ème édition cahier Spartacus n° 11 de novembre 1940